Isolation Thermique
par l'Extérieur
Rénovation énergétique complète avec finition de façade — jusqu'à 35% d'économies. Objectif Classe B-C selon étude énergétique.
Rénovation énergétique complète — Isolation par l'extérieur
L'ITE — La solution la plus performante
En enveloppant votre maison d'un manteau isolant, vous éliminez les ponts thermiques et réduisez jusqu'à 35% vos factures sans perdre 1m² de surface habitable.
Comment fonctionne l'Isolation Thermique par l'Extérieur ?
L'Isolation Thermique par l'Extérieur (ITE) consiste à poser un isolant haute performance (15 à 20 cm) sur l'ensemble des façades, sans travaux intérieurs. Le mur porteur reste intact et la surface habitable est intégralement préservée.
Contrairement à l'isolation intérieure, l'ITE supprime totalement les ponts thermiques — résultat : un confort optimal été comme hiver, avec une réduction significative des besoins en chauffage et en climatisation.
Au-delà de la performance énergétique, cette technique offre l'avantage de rénover l'aspect extérieur du bâtiment tout en supprimant les nuisances de chantier à l'intérieur du logement. Les occupants continuent de vivre normalement pendant toute la durée des travaux, un atout majeur par rapport à une isolation par l'intérieur.
Les 3 étapes de votre isolation ITE
Mur existant
Votre mur porteur reste intact. Aucun travaux intérieurs, aucune perte de surface habitable.
Manteau isolant
Pose d'un isolant haute performance (15 à 20 cm) fixé mécaniquement sur toute la façade.
Finition façade
Application d'un enduit ou pose d'un bardage pour protéger et embellir votre façade.
Avantage majeur : Aucune perte de surface habitable.
800 à 1 200€ d'économies annuelles sur une maison de 100m² selon l'ADEME. Objectif classe B-C sur le DPE, selon l'état initial du logement et l'étude énergétique préalable. L'ITE réduit jusqu'à 25% des déperditions thermiques d'un bâtiment ancien en supprimant les ponts thermiques.
Primes CEE (Certificats d'Économies d'Énergie) déduites directement de votre facture. TVA réduite à 5,5% sur les travaux éligibles. Solutions de financement disponibles : Éco-PTZ jusqu'à 15 000€ pour l'ITE en geste isolé (jusqu'à 30 000€ combinée à d'autres travaux, 50 000€ en rénovation globale) et partenariat Projexio pour paiement échelonné. Éligibilité MaPrimeRénov' dans le cadre d'une rénovation d'ampleur uniquement.
Chantier de 5 à 10 jours selon la surface des façades (généralement 100 à 200m² sur maison individuelle). Nos techniciens certifiés Qualibat RGE respectent les DTU (Documents Techniques Unifiés) et le cahier des charges CSTB. Choix des isolants selon exposition : PSE, laine de roche, fibre de bois.
Garantie décennale sur les travaux d'isolation et la finition façade (enduit ou bardage). Certification Qualibat RGE 7131 pour l'isolation thermique par l'extérieur. Choix des finitions : enduit minéral, enduit hydraulique, bardage bois ou composite — accompagnement dans le respect des règles locales d'urbanisme.
Financement de votre projet ITE
Aides d'État & Financement — Réduisez votre investissement
Profitez des aides de l'État et de nos partenaires financiers — nous gérons tous les dossiers administratifs à votre place.
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Données climatiques — Zone H1c
Ce que le climat lyonnais impose à une isolation de façade
Une ITE ne se dimensionne pas au catalogue. L'épaisseur d'isolant et le coefficient U visé se déduisent du climat réel du site — et à Lyon, ce climat travaille dans les deux sens : une saison de chauffe longue, et des étés devenus sévères.
Lyon relève de la zone climatique H1c
Le calcul des déperditions d'un logement est encadré par la norme NF EN 12831, qui part de la température extérieure de base propre à la zone d'implantation. L'agglomération lyonnaise relève de la zone climatique H1c : un climat semi-continental à forte amplitude, hivers francs et étés lourds. Les valeurs de référence que nous utilisons, relevées à la station Lyon-Bron :
Le DJU annuel de 2 312,6 traduit une saison de chauffe longue, d'octobre à avril inclus. C'est sur ces sept mois que se joue le retour sur investissement d'une isolation de façade : à qualité de pose égale, la même paroi isolée rapporte davantage sous un climat à 2 312 degrés-jours que sur le pourtour méditerranéen, où la saison de chauffe est deux fois plus courte. Avec une moyenne de 4,1 °C en janvier et un logement maintenu autour de 20 °C, l'écart de température qui traverse vos murs approche 16 K en moyenne mensuelle — et dépasse largement 20 K lors des matinées négatives. Or, sur une maison non isolée, l'ADEME situe les déperditions par les murs entre 20 et 25 % du total : c'est, après la toiture, le premier poste de fuite thermique.
L'altitude modérée de 172 m relevée à Lyon-Part-Dieu évite la correction altimétrique qui s'impose dès que l'on monte sur les Monts d'Or, le Pilat ou le Bugey. Sur ces secteurs, la saison de chauffe démarre plus tôt et les épisodes de gel sont plus longs : nous y visons des épaisseurs plus généreuses, et nous surveillons de plus près le planning de chantier, un enduit de finition ne s'appliquant pas correctement sous 5 °C.
Sources : normales et degrés-jours unifiés Météo-France, station Lyon-Bron ; altitude relevée à Lyon-Part-Dieu. Méthode de calcul des déperditions : NF EN 12831. Répartition des déperditions : guides ADEME sur l'isolation des murs.
Le coefficient U de la paroi : le seul chiffre qui compte vraiment
Le coefficient U de la paroi, exprimé en W/(m².K), mesure la quantité de chaleur qui traverse un mètre carré de mur pour un écart d'un degré entre l'intérieur et l'extérieur. Plus il est bas, moins la paroi laisse fuir de chaleur. C'est l'indicateur de performance de la paroi complète — mur porteur, isolant, finition et résistances d'échange superficielles comprises — et non de l'isolant seul.
Il ne faut pas le confondre avec la résistance thermique R, en m².K/W, qui caractérise une couche isolante prise isolément : R = épaisseur divisée par la conductivité thermique λ du matériau. U et R sont liés par l'inverse : U ≈ 1 / (somme des R de toutes les couches). En pratique :
Un mur lyonnais non isolé — parpaing ou béton banché des années 60-70, pierre de 50 cm, mâchefer — présente typiquement un U compris entre 1,5 et 2,5 W/(m².K). Une ITE posée avec une résistance thermique d'isolant R ≥ 3,7 m².K/W — le seuil exigé par la fiche standardisée CEE BAR-EN-102 pour l'isolation des murs par l'extérieur — ramène cette paroi à un U de l'ordre de 0,22 à 0,25 W/(m².K). Soit une paroi qui laisse passer huit à dix fois moins de chaleur qu'avant travaux, pour le même mur porteur.
S'y ajoute le gain qui ne se lit sur aucune fiche produit : le traitement des ponts thermiques. Un pont thermique est une rupture de la couche isolante — nez de plancher, refend, jonction avec un balcon, appui de baie. En isolation par l'intérieur, la liaison entre le plancher intermédiaire et le mur de façade reste traversante, avec un coefficient linéique ψ de l'ordre de 0,6 à 0,9 W/(m.K). Une ITE continue enveloppe ces liaisons et fait tomber ce ψ autour de 0,05 à 0,10 W/(m.K). C'est la raison pour laquelle deux isolations de même R affichées ne donnent pas le même résultat au compteur : la continuité de l'enveloppe pèse autant que l'épaisseur.
Ces valeurs sont des ordres de grandeur de dimensionnement, établis à partir de la composition réelle de vos murs relevée lors de l'étude. Nous les calculons paroi par paroi avant devis, et nous ne présentons jamais une performance calculée comme un résultat contractuel.
Isolants et épaisseurs : ce qu'il faut pour atteindre R ≥ 3,7
Le choix de l'isolant se fait sur trois critères : la conductivité λ, qui commande l'épaisseur nécessaire ; le comportement à la vapeur d'eau, déterminant sur bâti ancien ; et le déphasage, déterminant pour le confort d'été. Voici les trois familles que nous posons, avec les épaisseurs réellement nécessaires pour tenir le seuil R ≥ 3,7 m².K/W :
| Isolant | λ — W/(m.K) | Épaisseur pour R ≥ 3,7 | Point fort |
|---|---|---|---|
| PSE blanc (polystyrène expansé) | 0,036 à 0,038 | 14 à 16 cm | Le plus courant sous enduit mince, léger, économique |
| PSE graphité | 0,030 à 0,032 | 12 à 14 cm | Même R pour 2 cm de moins — utile en limite d'alignement |
| Laine de roche | 0,034 à 0,038 | 14 à 16 cm | Incombustible (Euroclasse A1), performance acoustique |
| Fibre de bois | 0,038 à 0,042 | 16 à 18 cm | Perspirant et très fort déphasage — bâti ancien, confort d'été |
L'épaisseur n'est pas qu'une affaire de performance : elle a des conséquences géométriques immédiates. Chaque centimètre ajouté déporte la façade vers l'extérieur, ce qui impacte les débords de toiture, les appuis de fenêtre, les volets, les descentes d'eau pluviale et, en limite de propriété, l'alignement sur le domaine public. C'est un point que nous relevons au métré, pas au devis.
Confort d'été : l'inertie que l'ITE préserve
Le record de 41,4 °C relevé en août 2023 à Lyon-Bron n'est pas une anecdote climatique : c'est devenu un critère de conception. Et c'est précisément là que l'isolation par l'extérieur se distingue de l'isolation par l'intérieur, pour une raison purement physique.
Un mur en pierre, en mâchefer ou en béton possède une masse thermique importante : il absorbe la chaleur lentement et la restitue lentement. En isolation par l'intérieur, l'isolant est placé entre cette masse et le logement : le mur se retrouve du côté froid de l'enveloppe, son inertie est confisquée, et la pièce chauffe au rythme de l'air. En isolation par l'extérieur, c'est l'inverse : la masse du mur reste du côté intérieur de l'isolant, en contact thermique avec le logement. Elle joue alors son rôle de volant thermique — elle absorbe la chaleur de la journée et lisse les pics.
Le second levier est le déphasage de l'isolant lui-même : le temps que met une onde de chaleur pour le traverser. Un isolant à forte densité et forte capacité thermique, comme la fibre de bois, offre en 16 cm un déphasage de l'ordre de 10 à 12 heures, contre 3 à 5 heures pour un PSE d'épaisseur comparable. Concrètement : la chaleur de 15 h atteint la face intérieure vers 1 ou 2 h du matin, au moment où l'on peut la chasser en ouvrant les fenêtres. C'est pourquoi nous proposons systématiquement la fibre de bois sur les façades sud et ouest fortement exposées, même lorsque le budget oriente vers le PSE sur les autres orientations.
Une isolation de façade réduit donc les besoins de chauffage l'hiver et limite les surchauffes l'été. Elle réduit aussi la puissance nécessaire au chauffage : c'est l'ordre logique des travaux, isoler avant de remplacer la chaudière, qui permet de dimensionner une pompe à chaleur air-eau sur les besoins réels du logement isolé plutôt que sur ceux de la passoire d'avant travaux — une machine plus petite, moins chère, qui fonctionne dans sa plage de rendement au lieu de multiplier les cycles courts.
Cadre réglementaire — RE2020 & urbanisme
RE2020 : le niveau de référence que vise une ITE en rénovation
La RE2020 s'applique au neuf, pas à votre rénovation. Mais c'est elle qui fixe aujourd'hui ce qu'est une enveloppe performante en France — et donc la cible vers laquelle une isolation de façade cherche à ramener un bâtiment existant.
Ce que la RE2020 exige réellement de l'enveloppe
La Réglementation Environnementale 2020, instaurée par le décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 et l'arrêté du 4 août 2021, s'applique aux constructions neuves de logements depuis le 1er janvier 2022 et, depuis le 1er janvier 2023, aux extensions de bâtiments d'habitation. Elle a remplacé la RT2012 et raisonne sur plusieurs indicateurs, dont trois concernent directement l'enveloppe d'un bâtiment :
Le Bbio — besoin bioclimatique — mesure le besoin du bâtiment en chauffage, en refroidissement et en éclairage, indépendamment des équipements installés. Il ne récompense que la qualité intrinsèque de la conception : compacité, orientation, protections solaires, et surtout performance de l'enveloppe. Le Bbio maximal admissible a été renforcé d'environ 30 % par rapport à la RT2012 — c'est le durcissement central de la RE2020, et il se gagne pour l'essentiel sur l'isolation et le traitement des ponts thermiques.
Les garde-fous d'enveloppe imposent des performances minimales par composant, quel que soit le résultat global : un coefficient de déperdition d'enveloppe à ne pas dépasser, et un traitement obligatoire des ponts thermiques, appuyé sur un ratio de transmission linéique moyen. Une paroi médiocre ne peut donc pas être « rachetée » par un équipement performant.
Le DH — degrés-heures d'inconfort d'été — est la vraie nouveauté. Il comptabilise, sur une saison chaude type, le cumul des heures pendant lesquelles la température intérieure dépasse le seuil de confort, et il est plafonné à 1 250 °C.h, avec un seuil bas de 350 °C.h au-delà duquel des pénalités s'appliquent. Pour la première fois, un bâtiment neuf peut être refusé parce qu'il surchauffe l'été. Sous notre climat H1c à 41,4 °C de record, cet indicateur est tout sauf théorique.
Le lien avec votre projet de rénovation
Aucune réglementation n'impose à un propriétaire d'amener sa maison de 1965 au niveau RE2020. Mais la RE2020 donne l'étalon : elle définit le niveau de performance d'enveloppe considéré aujourd'hui comme l'état de l'art, ponts thermiques traités et confort d'été intégré. Une ITE bien conçue est précisément la technique de rénovation qui rapproche le plus un bâtiment existant de cet étalon — elle agit simultanément sur les trois leviers que la RE2020 évalue : le besoin de chauffage, la continuité de l'enveloppe, et le comportement estival par conservation de l'inertie.
Deux textes, en revanche, s'appliquent bien à l'existant et méritent d'être connus avant d'engager un chantier de façade :
L'isolation obligatoire en cas de ravalement important. L'article R.173-1 du code de la construction et de l'habitation, issu du décret n° 2016-711 du 30 mai 2016, impose d'intégrer une isolation thermique lorsqu'un ravalement porte sur au moins la moitié de la surface d'une façade, hors ouvertures. Autrement dit : si vous refaites vos façades, la loi considère que c'est le moment d'isoler. Des dérogations existent — risque de pathologie du bâti, contraintes architecturales ou patrimoniales, disproportion économique manifeste — et elles doivent être justifiées, pas supposées.
L'autorisation d'urbanisme. Une ITE modifie l'aspect extérieur du bâtiment : elle relève donc, au minimum, d'une déclaration préalable de travaux (article R.421-17 du code de l'urbanisme), instruite au regard du PLU-H de la Métropole de Lyon. Point souvent ignoré : l'article L.152-5 du code de l'urbanisme autorise l'administration à déroger aux règles du PLU pour permettre une isolation par l'extérieur, dans la limite d'un dépassement de 30 cm — disposition précieuse sur les maisons de ville implantées en limite d'emprise. Nous montons ce dossier avec vous ; en copropriété, les travaux passent par un vote en assemblée générale, et nous fournissons les pièces techniques nécessaires.
Spécificités du bâti local
Trois bâtis lyonnais, trois réponses différentes — et parfois un non
L'ITE est la technique la plus performante, ce n'est pas la technique universelle. Entre un immeuble en pisé de la Croix-Rousse, une maison de Villeurbanne des années 70 et un pavillon de Dardilly des années 2000, la réponse honnête n'est pas la même.
Vieux Lyon, pentes et plateau de la Croix-Rousse, Presqu'île, faubourgs anciens. C'est le cas où nous disons le plus souvent non à l'ITE — et où il faut le dire avant le devis, pas après. Deux obstacles se cumulent.
L'obstacle patrimonial d'abord. Le site historique de Lyon est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et couvert par un site patrimonial remarquable ; s'y ajoutent les périmètres de protection des monuments historiques. Dans ces secteurs, tout projet modifiant l'aspect extérieur est soumis à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), et cet avis est conforme : sans lui, pas d'autorisation. Sur une façade en pierre dorée à modénature, sur un immeuble canut à fenêtres hautes ou sur une façade ordonnancée, un manteau isolant de 14 cm noie les encadrements, les bandeaux et les corniches : l'ABF le refuse, et il a raison de le faire. Une ITE reste parfois envisageable sur une façade arrière ou sur cour non perçue depuis l'espace public — c'est exactement le type d'arbitrage que nous instruisons en amont avec le service urbanisme.
L'obstacle physique ensuite. Le pisé — terre crue compactée, très présent dans l'ouest lyonnais et le nord de l'agglomération — et le mâchefer — béton de scories des immeubles lyonnais de 1880 à 1940 — sont des matériaux perspirants : ils échangent en permanence de la vapeur d'eau avec l'ambiance et sèchent par leurs deux faces. Les enfermer derrière un système étanche à la vapeur, PSE et enduit organique par exemple, revient à couper le séchage vers l'extérieur : l'humidité s'accumule dans la paroi, avec à la clé décollement d'enduit, salpêtre, et sur le pisé une déstructuration lente du pied de mur. Le mâchefer pose en plus une question de fixation : sa cohésion est variable et un système sous enduit se fixe mécaniquement — des essais d'arrachement de chevilles sur site sont un préalable, pas une option.
Ce que nous proposons à la place. Quand l'ITE classique est écartée, trois voies restent ouvertes, et nous les évaluons dans cet ordre : un système perspirant — fibre de bois sous enduit à la chaux — lorsque l'ABF accepte une surépaisseur modérée et que le support le permet ; un enduit isolant mince à base de chaux-chanvre ou de perlite, qui apporte une correction thermique réelle mais partielle tout en respectant l'aspect et la perspirance ; ou une isolation par l'intérieur en matériaux capillaires, qui sacrifie quelques centimètres de surface habitable et laisse subsister les ponts thermiques de plancher, mais qui reste souvent la seule solution autorisée en façade sur rue. Sur ce bâti, l'isolation des combles est par ailleurs presque toujours le geste le plus rentable à engager en premier.
Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Bron, Vénissieux, Saint-Priest et l'est lyonnais. C'est le cas d'école, celui où l'ITE donne le meilleur rapport entre l'investissement et le gain. Structure en parpaing ou en béton banché, façades simples et planes, peu ou pas de modénature, aucune contrainte patrimoniale la plupart du temps — et surtout des murs construits avant la première réglementation thermique de 1974, donc non isolés ou dotés d'une lame d'air de quelques centimètres sans effet réel.
Le point de départ est un coefficient U de paroi de l'ordre de 2,0 à 2,8 W/(m².K). Un système sous enduit mince avec 14 à 16 cm de PSE ou de laine de roche, soit R ≥ 3,7 m².K/W, ramène cette même paroi autour de 0,22 à 0,25 W/(m².K). Le gain est immédiat sur la facture, mais aussi sur la sensation de paroi froide qui caractérise ce parc : la température de surface intérieure du mur remonte de plusieurs degrés, ce qui supprime l'effet de rayonnement froid et permet souvent de baisser la consigne de chauffage d'un cran à confort identique.
Trois points de vigilance techniques reviennent sur ce parc. Les balcons en dalle continue, typiques de la période, constituent des ponts thermiques structurels que l'on ne peut pas rompre après coup : on les traite par un retour d'isolant sur les joues, les sous-faces et les acrotères, ce qui atténue fortement la déperdition sans l'annuler — le dire honnêtement fait partie du devis. Les coffres de volets roulants et les appuis de baie doivent recevoir un traitement spécifique, sous peine de laisser subsister les fuites les plus visibles au thermographe. Enfin, en copropriété, l'ITE est une opération de parties communes : elle se vote en assemblée générale, et le calendrier réel d'un tel projet se compte en mois, pas en semaines.
C'est aussi le parc où l'ITE s'intègre le plus naturellement dans une rénovation d'ampleur — façades, isolation des combles et remplacement du système de chauffage traités ensemble, ce qui est précisément la configuration qui ouvre l'accès à MaPrimeRénov'.
Ouest et nord lyonnais : Écully, Tassin-la-Demi-Lune, Dardilly, Champagne-au-Mont-d'Or, Caluire-et-Cuire, Rillieux-la-Pape. Ces maisons ont été construites sous les réglementations thermiques successives — RT1988, RT2000, RT2005 — et disposent déjà d'une isolation par l'intérieur, généralement 8 à 12 cm de laine minérale entre montants, soit une paroi autour de 0,35 à 0,50 W/(m².K). On est donc déjà loin de la passoire.
Sur ce parc, nous disons volontiers que l'ITE n'est pas le premier euro à dépenser. Passer d'un U de 0,40 à un U de 0,20 divise par deux les déperditions de mur, ce qui est réel mais s'applique à un poste déjà réduit ; le temps de retour se compte alors en dizaines d'années si l'on isole les murs seuls. L'ordre de priorité que nous recommandons est presque toujours le même : d'abord les combles, où le rapport gain/coût reste imbattable, puis les menuiseries si elles sont en simple vitrage ou en double vitrage de première génération, puis la ventilation, et enfin les murs.
Cela dit, il existe deux situations où l'ITE de renfort se justifie pleinement sur ce parc. La première : le ravalement devenu nécessaire. Si la façade doit de toute façon être reprise, le surcoût de l'isolation par rapport au ravalement seul change entièrement l'équation économique — et l'article R.173-1 rend d'ailleurs cette isolation obligatoire au-delà de 50 % de façade traitée. La seconde : la rénovation d'ampleur visant un gain de deux classes énergétiques, où l'ITE apporte les points de DPE qui manquent pour franchir le seuil.
Deux contraintes de mise en œuvre propres à ce parc : les débords de toiture, souvent limités à 30 ou 40 cm, peuvent devenir insuffisants une fois 16 cm d'isolant ajoutés, ce qui impose une modification de rive ; et les coffres de volets roulants en applique demandent un traitement soigné. Là encore, mieux vaut l'entendre au métré. Une fois l'enveloppe traitée, le suivi de l'installation de chauffage se fait via nos packs d'entretien.
Qualifications, sources & cadre des aides
Qui intervient, sur quelles références, et ce que financent réellement les aides
Sur l'isolation des murs, le cadre des aides a changé au 1er septembre 2026. Nous préférons l'énoncer clairement avant le devis plutôt que de le découvrir avec vous au moment du dossier.
Certifications et référentiels sur lesquels nous travaillons
ASLANE intervient sous qualification RGE QUALIBAT — « Reconnu Garant de l'Environnement » —, la mention exigée par l'ensemble des dispositifs d'aide publics pour les travaux d'efficacité énergétique, et plus précisément sous la qualification QUALIBAT 7131 pour l'isolation thermique par l'extérieur. Cette qualification suppose des références de chantiers contrôlées, des moyens humains et matériels vérifiés et un audit périodique sur ouvrage réalisé : elle se renouvelle, elle ne s'achète pas.
Nos ouvrages sont mis en œuvre selon les référentiels applicables à chaque technique. Les systèmes d'ITE sous enduit ne relèvent pas d'un DTU mais d'Avis Techniques et Documents Techniques d'Application délivrés par le CSTB : c'est le document du système posé — isolant, chevilles, sous-enduit, treillis, finition — qui fait foi, et nous respectons le système dans son intégralité plutôt que d'y mélanger des composants d'origines différentes. Les bardages rapportés à lame d'air ventilée relèvent quant à eux du NF DTU 45.4. Dans les deux cas, la reconnaissance du support et, lorsque la fixation est mécanique, les essais d'arrachement de chevilles précèdent la commande du système.
Les ordres de grandeur d'économies cités sur cette page reprennent les fourchettes publiées par l'ADEME dans ses guides consacrés à l'isolation des murs — de même que la part de 20 à 25 % des déperditions attribuée aux murs d'une maison non isolée. Ce sont des ordres de grandeur, dépendants de l'état initial du logement, de son mode de chauffage et de ses usages : nous les utilisons pour orienter un projet, jamais comme un résultat contractuel. Les données climatiques proviennent de Météo-France, station Lyon-Bron. Les travaux sont couverts par notre garantie décennale au titre des articles 1792 et suivants du code civil.
Côté matériaux, nous restons volontairement factuels : PSE blanc ou graphité, laine de roche, fibre de bois. Le choix se fait sur le support, l'exposition, les contraintes d'urbanisme et le comportement à la vapeur d'eau — pas sur une marque décidée à l'avance.
MaPrimeRénov', CEE : ce à quoi votre projet ouvre droit
La règle applicable à l'isolation des murs depuis la réforme du 1er septembre 2026 tient en une phrase : une ITE n'ouvre droit à MaPrimeRénov' que dans le cadre d'une rénovation d'ampleur, c'est-à-dire d'un bouquet de travaux visant un gain d'au moins deux classes énergétiques, avec accompagnement obligatoire. Le parcours par geste isolé n'est plus mobilisable pour ce poste. Nous l'affichons ici sans détour, parce que c'est la première source de déception sur ce type de projet.
En dehors de ce cadre, le financement repose sur les primes CEE (Certificats d'Économies d'Énergie), mobilisables dès un seul geste et déduites directement de votre devis. Elles sont calculées selon la fiche standardisée BAR-EN-102, qui conditionne leur versement à une résistance thermique R ≥ 3,7 m².K/W pour l'isolation des murs par l'extérieur, et dont le montant dépend de la surface de façade isolée et de la zone climatique — H1 pour Lyon, la zone la mieux valorisée du barème. S'y ajoutent la TVA à taux réduit lorsque les conditions d'ancienneté du logement sont réunies, et l'Éco-PTZ.
ASLANE est mandataire agréé Anah : nous pouvons déposer et suivre le dossier pour vous, mandat financier compris. Ce statut ne crée aucune éligibilité — il fluidifie une démarche à laquelle votre projet ouvre droit, ou non. Lors de l'étude, nous vous disons dans quel cas vous vous situez avant tout engagement, et nous vous orientons le cas échéant vers le geste réellement prioritaire, qui est souvent l'isolation des combles. Le détail des parcours, des plafonds de revenus et des conditions d'accompagnement figure sur notre page aides MaPrimeRénov' 2026.
Références citées : RE2020 — décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 et arrêté du 4 août 2021 ; article R.173-1 du code de la construction et de l'habitation (décret n° 2016-711 du 30 mai 2016) ; articles R.421-17 et L.152-5 du code de l'urbanisme ; NF EN 12831 (calcul des déperditions de base) ; NF DTU 45.4 (bardages rapportés à lame d'air ventilée) ; Avis Techniques et DTA CSTB pour les systèmes sous enduit ; fiche standardisée CEE BAR-EN-102 ; guides ADEME sur l'isolation des murs ; données Météo-France station Lyon-Bron ; qualification RGE QUALIBAT 7131 ; agrément mandataire Anah.
Nos engagements
Pourquoi choisir ASLANE pour votre isolation extérieure ?
Techniciens certifiés RGE Qualibat, maîtrise des finitions (enduit, bardage, pierre), démarches d'aides financières entièrement prises en charge. De l'étude de faisabilité à la réception des travaux, on s'occupe de tout.
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Dimensionnement sur mesure de vos équipements par nos techniciens thermiques
Primes CEE déduites directement de votre facture. Mandataire agréé Anah : nous étudions avec vous la meilleure combinaison d'aides selon votre projet.
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Votre projet en 3 étapes
De l'étude à la finition façade
Un accompagnement complet — de la simulation des aides à la réception de vos travaux.
Étude & Devis
Visite technique et métrés de vos façades. Choix de la finition. Estimation des primes CEE. Devis sous 48h.
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Pose de l'isolant + finition de façade par nos techniciens Qualibat. 5 à 10 jours selon la surface.
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